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La péninsule de Snæfellsnes, un échantillon d’Islande à deux pas de Reykjavik

Dernière grosse étape avant de terminer la boucle de ce road-trip et de revenir à Reykjavik : la péninsule de Snæfellsnes. Elle permet de résumer toute l’Islande à elle toute seule : colonies d’oiseaux, champs de lave, phares, montagnes, glaciers cascades … Une vraie synthèse de l’Islande sur 100km de long, à 2h30 de la capitale.

Pour la rejoindre depuis Rauðisandur dans les Fjords de l’Ouest, la route est plutôt longue, et très déserte. On ne croise que quelques hameaux et une station service en 4h de van. Il est possible de prendre un ferry de Brjánslækur jusqu’à Stykkishólmur, qui raccourcit bien le trajet. Mais à ce stade du voyage on n’a plus un radis, donc on roule !

La découverte de Snæfellsnes se divise en trois zones, la Côte Nord, avec le super célèbre Mont Kirkjufell (merci Game of Thrones), la pointe de la péninsule, avec le Parc National de Snæfellsjökull, et la Côte Sud, un des meilleurs spots du pays pour voir des phoques.

La Côte Nord de Snæfellsnes

C’est sur la Côte Nord qu’on trouve la capitale de la péninsule, Stykkishólmur, avec ses mille habitants. Le petit port est protégé par l’île basaltique de Sugandisey. On peut y accéder pour avoir une vue assez chouette sur la région.

C’est le genre de petite ville islandaise bien sympathique, avec ses sternes, sa piscine, son supermarché et son camping. Celui du coin est assez particulier, puisqu’ils n’ont pas mis de toit au dessus de leurs douches. Dans un pays où il pleut tout le temps, c’est plutôt… original.

La star de Snæfellsnes, c’est le Mont Kirjufell, posé au bord du Grundarfjordur. C’est un des spots les plus photographiés d’Islande, et c’est vrai qu’avec la cascade Kirkufellsfoss au premier plan, il en jette un peu. Beaucoup de monde s’arrête pour le voir, mais il n’y a pas vraiment de parking. L’Islande quoi !

La kirjufellsfoss dans la péninsule de Snaefellsnes

Le Snæfellsjökull National Park

Toute la pointe de Snæfellsnes est occupée par le Snæfellsjökull National Park. C’est une zone protégée donc, qui entoure le glacier du même nom. La zone est recouverte de champs de lave, de cratères (notamment le super cratère Saxhöll) et de gravel road.

Tout au bout de la péninsule, on peut quitter la route 574 et emprunter une piste très très accidentée, mais accessible sans 4×4 (mais à peine). On passe d’abord devant la Skarðsvík beach, une plage toute dorée, puis on continue jusqu’au Phare de Svörtuloft. La route a presque disparu, on a littéralement l’impression de rouler dans le champ de lave. Au bout, le phare orange, et une petite falaise aux oiseaux.

En continuant vers le Sud, on atteint une spectaculaire plage de sable noir cette fois-ci, Djúpalónssandur. On la découvre après une petite marche entre les blocs de lave. La plage est en réalité recouverte de tout petits cailloux ronds, comme des millions de petites perles volcaniques. Sur la plage, on trouve encore les restes rouillés du chalutier Eding qui s’est échoué en 1948.

Ambiance brumeuse qui ne nous quittera pas jusqu’à Malarrif. On arrive à peine à distinguer les colonnes de  Lóndrangar, qui ressemblent un peu à un château écossais.

La Côte Sud de Snæfellsnes

Heureusement, comme souvent en Islande, la météo change trois fois dans la même journée. On atteint la Côte Sud avec un peu de soleil ! Premier stop à Arnarstapi, un petit hameau avec un joli port, et un sentier côtier avec pas mal d’oiseaux (dont des sternes, mais pas trop agressives).

On continue à filer sur la 574 pour remonter la péninsule par la Côte Sud, et on croise Búðakirkja, petite église photogénique posée sur le rivage, avant d’atteindre une colonie de phoques à Ytri Tunga. On a eu la chance d’en voir plusieurs en Islande, mais c’est vraiment ici qu’on a pu le mieux voir les phoques. Gros moment de mignonitude.

Snæfellsnes était l’une des dernières grosses étapes du road trip avant de retourner à Reykjavik. Un peu de nostalgie donc à ce stade du voyage. Pour ne pas rejoindre tout de suite la capitale, on décide de faire un détour en longeant le Hvalfjörður, sans prendre le tunnel sur la route 1. On passe donc une dernière nuit dans la nature, au fond du Fjord.

Camping au bout du Hvallfjordur en Islande

La péninsule de Snæfellsnes c’est bien cool, et c’est très facilement accessible depuis Reykjavik, donc idéal pour découvrir un peu de la magie de l’Islande si vous ne passez que quelques jours dans le pays. Une bonne alternative au combo capitale-Côte Sud (très fréquentée).

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